Pallade Veneta - Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale

Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale


Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale
Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale / Photo: Romeo BOETZLE - AFP

Peu attendaient Montpellier et le Stade français sur le podium du Top 14 cette saison, mais les deux clubs, s'appuyant sur un pack surpuissant et une stabilité retrouvée, s'affrontent pourtant samedi pour une place en finale du Top 14.

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Depuis 2017, c'est seulement la deuxième fois que ces deux équipes atteignent le dernier carré de la compétition. Respectivement neuvième et douzième l'an passé, elles en étaient bien loin.

Attention les secousses donc, entre deux formations qui se "ressemblent un peu" selon le capitaine parisien Paul Gabrillagues et sont "revanchardes (...) après des saisons un peu plus compliquées".

La trajectoire la plus surprenante revient au Stade français: demi-finaliste en 2023-2024 pour la première fois depuis son dernier titre de champion de France en 2015, le club avait plongé l'année suivante, malgré un recrutement prometteur (Carbonel, Tanga...), avant de montrer une bien meilleure image cette saison, avec presque le même effectif.

La raison de ce nouveau visage ? "On la pose tout le temps cette question", souriait après la démonstration contre La Rochelle en barrage (45-5), le capitaine parisien Paul Gabrillagues. "C'est une somme de détails (...). L'énergie est très positive depuis le début de l'année", a-t-il simplement éludé.

Le retour comme leader du staff de l'Anglais Paul Gustard, comme en début de saison 2023, a permis la remise à plat des directives données aux joueurs. Louis Carbonel a retrouvé de la stabilité et de la confiance, tout comme Yoan Tanga, et les avants ont été relativement épargnés par les blessures, contrairement à l'année passée.

Et la machine s'est lancée, au gré de belles performances à l'extérieur et d'une solidité retrouvée à domicile, avec une seule défaite à Paris cette saison, contre Toulouse.

"On a cette confiance-là depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match. C'est ce qui permet après d'être plus serein". Au point de remporter un match à élimination directe pour la première fois depuis... 2015 dimanche contre La Rochelle.

- Nouvelle génération -

A Montpellier, le déclic a eu lieu en novembre, alors que le jeune entraîneur Joan Caudullo était sur la sellette après la défaite à domicile contre Clermont, juste avant la fenêtre internationale. 25 matches plus tard, dont... 22 victoires, plus personne ne le remet en cause, et certains de ses adjoints sont même courtisés par le staff du XV de France, selon plusieurs médias.

Preuve de ces deux visages, si le MHR avait été balayé au Stade français dans un de ses plus mauvais matches de la saison le 25 octobre (35-12), il a pris une revanche éclatante chez lui le 31 janvier (44-7), aidé aussi par l'une des pires performances parisiennes.

Cette saison, le MHR a brillé en Top 14 mais aussi en Europe, avec le titre en Challenge Cup obtenu fin mai, au terme d'un parcours parfait avec sept victoires.

"Après la finale à Bilbao, les gars avaient moyen de faire la bringue une semaine et finalement ils se sont mis au boulot dès le lundi, frais comme des gardons. Ca montre qu'ils n'avaient pas envie de s'arrêter là", a expliqué Joan Caudullo vendredi.

Lancée, cette nouvelle génération est loin de l'effectif vieillissant sacré champion de France en 2022 puis barragiste en 2024. Marseille se prête à cette renaissance, puisque c'est déjà au Vélodrome qu'avait eu lieu la première demi-finale de Top 14 de l'histoire du club, en 2011.

A l'époque, l’équipe menée par l'actuel sélectionneur du XV de France Fabien Galthié, avait surpris (26-25) le Racing 92, avant de s'incliner en finale contre Toulouse. Dans cette saison, considérée comme l'acte de naissance du MHR au plus haut niveau, figurait alors comme talonneur remplaçant... Joan Caudullo et le demi de mêlée Benoît Paillaugue, lui aussi dans le staff désormais.

"C'est le meilleur souvenir que j'ai eu dans ma carrière de joueur de rugby à Montpellier, parce que le stade était plein, en bleu et blanc, on n'avait pas les moyens et les joueurs pour y être mais on y était", a souligné Caudullo, avant d'ajouter: "Ce n'est pas le cas cette année, parce qu'on a des joueurs de grande qualité qui font qu'on est là aujourd'hui".

F.Amato--PV