Pallade Veneta - L'Indonésie va prêter un couple de dragons de Komodo à un zoo japonais

L'Indonésie va prêter un couple de dragons de Komodo à un zoo japonais


L'Indonésie va prêter un couple de dragons de Komodo à un zoo japonais
L'Indonésie va prêter un couple de dragons de Komodo à un zoo japonais / Photo: JUNI KRISWANTO - AFP

L'Indonésie va prêter au Japon un couple reproducteur de dragons de Komodo, les plus grands lézards vivants au monde qui sont aujourd'hui une espèce menacée, dans le cadre d'un accord signé mercredi entre des zoos des deux pays.

Taille du texte:

"Il ne s'agit pas simplement d'un échange d'animaux. C'est un pont entre nos deux pays, le Japon et l'Indonésie", s'est félicité Tsuyoshi Shirawa, directeur de l'établissement japonais iZoo, lors de la cérémonie de signature au zoo de Surabaya, dans l'est de l'Indonésie.

Conclu pour cinq ans renouvelables, l'accord prévoit en échange l'envoi par le Japon à Surabaya d'un couple de pandas roux, un couple de girafes, quatre tortues géantes d’Aldabra et deux macaques japonais femelles, ont indiqué des responsables.

L'ONG de défense des animaux PETA a critiqué l'accord, estimant que toute progéniture née au Japon serait "condamnée à une vie d'enfermement".

"La véritable conservation consiste à protéger les dragons de Komodo là où ils ont leur place - dans leur habitat naturel - et non à les exporter pour des raisons d'image politique ou de relations publiques", a dénoncé le président de PETA pour l'Asie, Jason Baker, dans un communiqué.

Le ministère indonésien de l'Environnement avait assuré ce mois-ci que l'objectif principal du programme était la "conservation à long terme" de l'animal.

"Grâce à cette coopération, nous espérons que davantage de Japonais et de touristes viendront en Indonésie, en particulier au parc national de Komodo (...) pour observer les dragons de Komodo dans leur habitat naturel", a déclaré Ahmad Munawir, responsable indonésien des forêts, lors de la cérémonie mercredi.

Le zoo de Surabaya, deuxième ville d'Indonésie située à plus de 700 kilomètres de l'habitat naturel de l'espèce animale, a élevé des dizaines de dragons de Komodo ces dernières années dans des conditions reproduisant leur milieu naturel.

À l'état sauvage, ces reptiles, aussi appelés varans de Komodo, ne se trouvent que dans le parc national de Komodo et sur l'île voisine de Flores.

Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population mondiale comptait environ 3.458 individus adultes et juvéniles en 2019.

Pouvant atteindre trois mètres de long et peser jusqu'à 90 kg, les varans de Komodo sont menacés par l'activité humaine et le changement climatique, qui détruisent leur habitat.

Ils perdent également leurs proies naturelles à cause de la chasse humaine et peuvent être tués lors de conflits avec des éleveurs. Certains sont aussi capturés illégalement pour être vendus à des zoos ou comme animaux de compagnie.

A.Tucciarone--PV

En vedette

Cancer du sein: à l'Institut Curie, la recherche explore les tumeurs sur puce

"Plus petites qu'une clé USB" : l'Institut Curie développe des "tumeurs sur puce", des modèles miniatures capables de recréer in vitro les caractéristiques d'une tumeur. Cette nouvelle technologie sert à tester différents traitements afin d'identifier, à terme, le plus adapté à chaque patiente atteinte de formes complexes de cancers du sein.

OpenAI, Anthropic et Google travaillent à un régulateur de l'IA, projet menacé par un blocage politique

OpenAI, Anthropic et Google DeepMind travaillent à la création d'un organe de supervision des risques liés à l'intelligence artificielle (IA) en écho aux appels à mieux contrôler les dérives de l'IA, un projet critiqué et déjà menacé d'un blocage politique.

Des taux américains au plus haut depuis 2007 pèsent sur les marchés avant la Fed

Les taux d'intérêt des dettes souveraines continuent de grimper mardi, le coût de la dette américaine atteignant même son plus haut niveau depuis 19 ans, sur fond de hausse du pétrole et de pressions inflationnistes croissantes juste avant la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Marchés: des taux américains inédits depuis 2007, prudence sur les Bourses

Les taux d'intérêt des dettes souveraines continuent de grimper mardi, le coût de la dette américaine atteignant même son plus haut niveau depuis 19 ans, sur fond de hausse du pétrole et de pressions inflationnistes croissantes juste avant la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Taille du texte: