Pallade Veneta - Ethiopie: RSF demande la "libération immédiate" de deux journalistes arrêtés

Ethiopie: RSF demande la "libération immédiate" de deux journalistes arrêtés


Ethiopie: RSF demande la "libération immédiate" de deux journalistes arrêtés
Ethiopie: RSF demande la "libération immédiate" de deux journalistes arrêtés / Photo: BERTRAND GUAY - AFP/Archives

Reporters sans frontières (RSF) a exhorté jeudi les autorités de l'Ethiopie à "libérer immédiatement" deux journalistes éthiopiens arrêtés, dénonçant la multiplication des atteintes à la liberté de la presse dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Taille du texte:

Abdulsemed Mohamed, qui anime une émission économique sur la station privée Ahadu Radio, a disparu le 11 août dans la capitale éthiopienne Addis Abeba et a été vu trois jours plus tard "accompagnant des policiers qui ont perquisitionné son bureau", selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), citant un proche.

Yonas Amare, rédacteur en chef du quotidien The Reporter, a été "enlevé par un groupe d'individus masqués" le 13 août à son domicile à Addis Abeba, a affirmé son média.

Un journaliste du Reporter ayant requis l'anonymat a indiqué que le gouvernement n'avait pas répondu aux requêtes du journal sur le sort de M. Yonas. Mais "des témoins oculaires nous ont dit qu'il avait été emmené par les forces de sécurité gouvernementales", a-t-il ajouté.

"RSF s'inquiète de la manière dont les journalistes Yonas Amare et Abdulsemed Mohamed ont été arrêtés et du silence des autorités qui n'ont pas encore officiellement fourni d'informations sur les motifs et les conditions de leur arrestation", a déclaré à l'AFP Sadibou Marong, directeur du bureau de RSF pour l'Afrique subsaharienne.

M. Marong a exhorté "les autorités éthiopiennes à fournir des informations sur le sort de ces deux journalistes et à les libérer immédiatement", dénonçant la multiplication des atteintes à la liberté de la presse en Ethiopie.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la police d'Addis Abeba n'a pour l'heure pas réagi.

Plusieurs journalistes ont été arrêtés ces derniers mois dans le pays, où des élections législatives sont prévues en juin 2026. Ils ont depuis été libérés.

Mi-avril, trois employés de l'Addis Standard, un quotidien en ligne en anglais, ont été détenus pendant plusieurs heures après une descente policière et des saisies dans leurs locaux.

A son arrivée au pouvoir en 2018, le Premier ministre Abiy Ahmed avait été salué pour son ouverture, après presque trois décennies dominées par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) qui a dirigé le pays d'une main de fer 1991 à 2018.

Mais l'Ethiopie pointe cette année au 145e rang sur 180 pays dans le classement de la liberté de la presse établi par RSF, en baisse de quatre places sur un an. L'ONG critique une "reprise en main du champ de l'information" par le pouvoir.

Selon RSF, six journalistes sont emprisonnés à ce jour en Ethiopie.

T.Galgano--PV

En vedette

Royaume-Uni: Andy Burnham prend la tête du Labour avant de devenir Premier ministre

Andy Burnham va devenir vendredi le nouveau chef des travaillistes britanniques lors d'un congrès extraordinaire du parti à Londres, avant son installation lundi à Downing Street où il va succéder au démissionnaire Keir Starmer.

Ukraine : manifestations et divisions après le départ du ministre de la Défense

L'Ukraine a fait face jeudi à des manifestations de protestation et à des signes de fractures au sein de la hiérarchie militaire après le limogeage du ministre ukrainien de la Défense Mykhaïlo Fedorov, qui a mis en cause frontalement le commandant en chef de l'armée ukrainienne, le général Oleksandre Syrsky.

Paris et Berlin veulent "rebondir" sur la défense et faire oublier l'échec de leur avion commun

Afficher les convergences, comme sur la dissuasion nucléaire, plutôt que les divergences après l'échec du projet d'avion commun: le conseil des ministres franco-allemand dirigé par Emmanuel Macron et Friedrich Merz sera axé sur la défense, en plein réarmement européen.

Poutine mène la Russie vers une possible "catastrophe", dit l'opposant russe Nadejdine à l'AFP

L'opposant russe Boris Nadejdine, visé par des poursuites judiciaires qui compromettent sa campagne pour les élections législatives et pourraient le conduire en prison, a affirmé à l'AFP que le président Vladimir Poutine menait la Russie vers une possible "catastrophe".

Taille du texte: