Pallade Veneta - Bayrou veut redonner aux partenaires sociaux la gestion de la protection sociale

Bayrou veut redonner aux partenaires sociaux la gestion de la protection sociale


Bayrou veut redonner aux partenaires sociaux la gestion de la protection sociale
Bayrou veut redonner aux partenaires sociaux la gestion de la protection sociale / Photo: Thibaud MORITZ - POOL/AFP

Le Premier ministre François Bayrou a assuré mardi vouloir refaire "pleinement et entièrement confiance aux partenaires sociaux en leur confiant la gestion des principaux piliers du système de protection sociale", dans une intervention à l'université d'été de la CFDT.

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"Au regard des réussites par exemple des partenaires sociaux dans la gestion de certains régimes, notamment des complémentaires retraites, je propose que nous changions de cap" et que nous leur confiions "la gestion des principaux piliers du système de protection sociale, notamment les assurances chômage et vieillesse", a-t-il dit.

"Et cela avec une règle d'or que la condition d'équilibre financier soit fixée dans la loi afin de ne pas faire peser sur les générations futures le poids du surendettement et des dérives financières", a-t-il ajouté.

"Nous laisser gérer, c'est bien, mais il faut qu'on puisse décider des règles", a répondu devant la presse la cheffe de file de la CFDT Marylise Léon.

"Et c'est exactement le problème qu'on a sur l'assurance chômage. On dit +vous gérez+ et quand les règles ne nous conviennent pas, on va décider à votre place. C'est pas comme ça que ça peut marcher", a estimé la dirigeante syndicale.

Le Premier ministre a envoyé début août une lettre de cadrage aux partenaires sociaux pour renégocier les conditions d'indemnisation des chômeurs, en leur demandant de dégager 2,5 milliards d'euros d'économies par an avant 2030, et 4 milliards d'euros à partir de 2030.

Sur la question du transfert de la gestion de "l'ensemble du régime des retraites aux organisations syndicales et patronales, c'est une responsabilité qu'on est prêt à prendre", a assuré Marylise Léon.

Mais "tout dépend des conditions dans lesquelles ça peut se faire", a expliqué la numéro un du premier syndicat français, ajoutant que "la règle d'or et d'équilibre annuel (des comptes), c'est un non-sens".

"C'est comme des systèmes d'assurance chômage où on est sur des régimes contracycliques, où on sait qu'il y a des périodes difficiles, des périodes d'excédent, et que ça se gère pas à l'année", a-t-elle détaillé.

Elle a rappelé que le sujet a déjà été discuté dans le cadre du conclave sur les retraites qui s'est tenu de février à juin sans permettre de dégager un accord pour amender la réforme de 2023.

Malgré cet échec, "ces discussions sur les retraites n'ont pas été inutiles, loin de là", a estimé Marylise Léon.

S.Urciuoli--PV

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