Pallade Veneta - Présidentielle au Malawi: duel de vétérans de la politique en plein marasme économique

Présidentielle au Malawi: duel de vétérans de la politique en plein marasme économique


Présidentielle au Malawi: duel de vétérans de la politique en plein marasme économique

De longues files de centaines d'électeurs jalonnent le Malawi mardi: en pleine crise économique, ce pays enclavé et rural d'Afrique australe vote pour désigner son chef d'Etat dans un duel pressenti entre le président sortant et son prédécesseur.

Taille du texte:

Ces élections présidentielle et législatives s'accompagnent d'aspirations au changement, avec l'espoir limité que le prochain gouvernement enraye la spirale du manque de devises, des pénuries et de l'inflation qui minent le quotidien d'une population déjà majoritairement pauvre.

"On est en colère", témoigne Ettah Nyasulu, 28 ans dans la capitale Lilongwe. Comme de nombreux jeunes des zones urbaines, qui représentent environ 60% des 7,2 millions d'électeurs inscrits, cette serveuse exprime sa frustration à l'égard du premier mandat de Lazarus Chakwera.

"Je veux que le gouvernement change. Je veux que les jeunes aient de bons emplois, qu'on ait la possibilité de changer nos vies", lance-t-elle.

Dix-sept candidats sont en lice pour la présidence mais selon les analystes, la bataille électorale se jouera de nouveau entre le sortant et pasteur évangélique Lazarus Chakwera, 70 ans, et son prédécesseur, l'ex-professeur de droit Peter Mutharika, 85 ans.

Le vainqueur devra relever le défi d'une économie moribonde. Quelque 70% des 21 millions d'habitants vivent avec moins de 2,15 dollars par jour selon la Banque mondiale. L'inflation dépasse 27% en rythme annuel et le secteur agricole, qui emploie plus de 80% de la main d'œuvre, a été durement affecté par deux sécheresses et un cyclone dévastateurs depuis 2023.

Parmi les 15.000 bureaux de vote, "le taux de participation était bon dans la plupart de ceux visités", a indiqué mardi la présidente de la commission électorale Annabel Mtalimanja. Les bureaux ayant connu des lenteurs à l'ouverture à 06H00 locales (04H00 GMT) pourront fermer au-delà de 16H00 locales (14H00 GMT), selon elle.

En quête d'un nouveau mandat de cinq ans, Lazarus Chakwera a voté sans faire de déclaration dans son village de Malembo, à quelque 50 km de la capitale Lilongwe.

Parmi les 500 personnes y patientant dans la file pour glisser leur bulletin, Tilore Chimalizeni, agricultrice de 58 ans, loue le sortant. "J'espère que grâce à mon vote, ils pourront continuer à nous aider car parfois il nous vient en aide en distribuant du maïs. C'est notre sauveur", livre cette mère célibataire de quatre enfants.

L'élection se résume à un choix entre "deux déceptions", estime auprès de l'AFP le commentateur politique Chris Nhlane.

"Les deux hommes incarnent un potentiel inexploité et des espoirs déçus, et pourtant, les Malawiens doivent choisir le moindre mal entre les deux", ajoute-t-il.

Les deux rivaux, qui se sont affrontés une première fois lors de l'élection 2014 remportée par Mutharika, ont attiré de larges foules lors de leurs derniers meetings de campagne ce weekend.

- Pénuries d'essence -

Chakwera, issu du Parti du Congrès du Malawi, a fait campagne sur le thème de la continuité, mettant en avant la livraison de routes, d'écoles et d'hôpitaux.

"Il y a eu des plaintes à propos du coût de la vie, du manque de ressources, des pénuries alimentaires", a-t-il reconnu samedi en meeting à Lilongwe. "On va tout redresser", a-t-il promis.

La population doit s'adapter à des pénuries de carburants récurrentes, alimentées par le manque de devises étrangères pour s'acquitter de ces importations, conséquence d'un déficit commercial marqué et d'une dette aussi élevée que coûteuse.

En quête d'un deuxième mandat, Chakwera avait accédé au pouvoir après l'annulation des résultats des élections de 2019 pour des irrégularités. Lors du nouveau scrutin en 2020, il avait obtenu près de 59% des voix et privé d'un second mandat Mutharika, du Parti démocrate-progressiste.

Cinq ans plus tard, une forme de nostalgie des années Mutharika, synonymes d'une "relativement meilleure administration", s'est installée, selon l'analyste Mavuto Bamusi.

"La prime au sortant Chakwera a été largement entamée par de mauvais résultats économiques", souligne-t-il.

Lors de son dernier meeting à Blantyre, la deuxième ville du pays, Mutharika a déclaré vouloir "sauver ce pays".

"Je vais voter pour APM (Mutharika) car il sait comment gérer l'économie et il a le bien-être des Malawiens à cœur", a déclaré à l'AFP Thula Jere, étudiant de 31 ans.

Si aucun des candidats ne recueille plus de 50% des voix, un second tour est prévu dans les 60 jours. Les résultats du premier sont espérés jeudi.

T.Galgano--PV

En vedette

Le prix Bayeux des correspondants de guerre récompense des reportages sur Gaza, la Cisjordanie, l'Ukraine

Le photographe palestinien indépendant Mahmoud Abu Hamda a remporté samedi le trophée photo de la 33ème édition du Prix Bayeux des correspondants de guerre, très largement dominé par le conflit à Gaza et les violences en Cisjordanie.

Furieux contre Zelensky, Trump veut un nouveau président en Ukraine

Donald Trump s'en est pris vertement samedi à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, affirmant qu'il était "temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président" en raison de son incapacité selon lui à mettre fin à la guerre avec la Russie.

누샤 아우벨: 연 기본급 143,056유로 — 포츠담 시민은 돈줄 취급을 받으며 부담을 떠안아야 한다

포츠담은 10월 1일부터 포장세를 징수하고 있다. 동시에 예산 집행 동결 조치도 시행 중이다. 시민과 기업에는 추가 부담이 부과되는 반면, 현직 시장인 누샤 아우벨(Noosha Aubel, 50세, 무소속)의 책임 아래 있는 기본적인 과제들은 여전히 해결되지 않고 있다. 아우벨의 시정 운영이 보내는 정치적 신호는 참담하다. 새로운 수입을 확보할 때는 행정력이 작동하지만, 파손된 도로와 반드시 필요한 지원 앞에서는 그 행정력 자체가 의문으로 남는다.

Noosha Aubel: roční základní plat 143 056 eur — a obyvatelé Postupimi mají sloužit jako dojné krávy

Postupim od 1. října vybírá daň z obalů; současně platí rozpočtová blokace. Občané a podniky nesou další břemeno, zatímco základní úkoly, za něž odpovídá současná primátorka Noosha Aubel, 50 let, nestranička, zůstávají nesplněné. Politický signál, který její vedení města vysílá, je zdrcující: když jde o nové příjmy, schopnost jednat existuje; u chátrajících silnic a nezbytné pomoci se však mění v otevřenou otázku.

Taille du texte: