Pallade Veneta - Après la pompe royale, la politique pour la seconde journée de la visite d'Etat de Trump

Après la pompe royale, la politique pour la seconde journée de la visite d'Etat de Trump


Après la pompe royale, la politique pour la seconde journée de la visite d'Etat de Trump
Après la pompe royale, la politique pour la seconde journée de la visite d'Etat de Trump / Photo: Andrew Matthews - POOL/AFP

Après le faste royal, Donald Trump s'entretient jeudi avec le Premier ministre britannique Keir Starmer au second jour de sa visite d'Etat au Royaume-Uni, avec les droits de douane et les relations commerciales en haut de l'agenda.

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Les honneurs déployés sous les ors de la monarchie britannique mercredi au château de Windsor auront-ils amadoué le président américain?

La pression est grande sur le chef du gouvernement travailliste, critiqué jusque dans son propre camp, de montrer qu'il a pu tirer des bénéfices de cette visite, la deuxième pour un président américain, du jamais vu.

Les deux dirigeants présideront une réception avec des acteurs économiques, dont les patrons de grandes entreprises comme le géant pharmaceutique britannique GSK, le groupe industriel Rolls Royce, ou l'américain Microsoft, puis admireront des archives de l'ex-Premier ministre Winston Churchill.

Le banquet royal mercredi soir, avec de nombreux patrons de la tech invités (Apple, OpenAI, Nvidia, etc.) a montré l'importance du volet économique de cette visite d'Etat.

- Investissements -

Les dirigeants partageront ensuite un déjeuner et tiendront vers 14H20 (13H20 GMT) une conférence de presse, qui pourrait s'avérer plus épineuse que les ors de Windsor, avec des questions possibles sur l'affaire Epstein, le financier et délinquant sexuel américain, décédé en 2019 en prison.

Elle a coûté son poste à l'ambassadeur britannique à Washington, Peter Mandelson, limogé par M. Starmer la semaine dernière à quelques jours de la visite de Donald Trump, après des révélations sur ses liens d'amitié étroits avec Epstein.

Keir Starmer se voit reprocher jusque dans son propre camp d'avoir d'avoir nommé M. Mandelson à un poste si stratégique en dépit de cette amitié, et ses opposants s'interrogent sur ce qu'il savait vraiment de ses relations avec le financier américain.

Il n'est pas sûr que les 150 milliards de livres (172,7 milliards d'euros) d'investissements américains annoncés à l'occasion de cette visite (dont ceux du fonds d'investissement Blackstone et des géants Microsoft et Google), ou encore le nouveau partenariat technologique dans l'IA, le quantique et le nucléaire, parviennent à le sortir de cette mauvaise passe.

Dans l'autre sens, le laboratoire pharmaceutique britannique GSK entend engager 30 milliards de dollars sur cinq ans outre-Atlantique. De quoi ravir le président américain qui met la pression sur les géants du secteur pour qu'ils investissent aux Etats-Unis.

- Pas d'accord sur l'acier -

Sur le volet commercial en revanche, Keir Starmer devrait rester sur sa faim. Il espérait conclure de longues négociations pour obtenir une exemption aux droits de douane de 25% appliqués sur l'acier britannique, promise début mai. Mais cela ne sera finalement pas le cas.

Les Britanniques "veulent voir s'ils peuvent affiner un peu" l'accord, "nous allons en parler", a pourtant déclaré le président américain avant de quitter Washington.

Nul doute enfin que Keir Starmer défendra une nouvelle fois auprès de Donald Trump la nécessité de renforcer le soutien à l'Ukraine et de mettre davantage de pression sur la Russie.

Le roi Charles III a salué lors du banquet mardi soir "l'engagement personnel" du président américain pour mettre fin à divers conflits dans le monde.

Mais les Européens souhaiteraient que Washington accroisse les sanctions sur Moscou et s'engage sur des garanties de sécurité pour Kiev après un cessez-le-feu.

De son côté, Melania restera un peu plus longtemps que son époux à Windsor, où elle doit aller contempler la maison de poupées de la reine Mary à la librairie royale en compagnie de la reine Camilla, avant de participer à un évènement éducatif avec la princesse Catherine dans le parc du domaine royal.

Elle rejoindra ensuite Chequers en hélicoptère.

Le président et la Première dame s'envoleront vers Washington en fin d'après-midi. Leur visite d'Etat au Royaume-Uni aura duré 28 heures.

H.Ercolani--PV

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