Pallade Veneta - Aux Etats-Unis, une réunion sur les recommandations vaccinales à couteaux tirés

Aux Etats-Unis, une réunion sur les recommandations vaccinales à couteaux tirés


Aux Etats-Unis, une réunion sur les recommandations vaccinales à couteaux tirés
Aux Etats-Unis, une réunion sur les recommandations vaccinales à couteaux tirés / Photo: Alex WROBLEWSKI - AFP/Archives

Les experts récemment nommés par le ministre de la Santé de Donald Trump pour réexaminer les recommandations vaccinales faites aux Américains ont commencé leurs travaux jeudi dans un contexte tendu, le comité se défendant de promouvoir des idées antivaccins.

Taille du texte:

Dénonçant des "accusations fallacieuses" et politiquement motivées à leur encontre, Martin Kulldorff, nouveau président de ce comité indépendant a assuré que tous étaient au contraire "pro-vaccin".

Une réponse aux nombreuses voix qui se sont récemment élevées contre ce Comité consultatif sur les pratiques de vaccination (ACIP), qui a été totalement remanié par le ministre Robert Kennedy Jr, vivement contesté pour ses positions antivaccins.

D'anciens hauts responsables sanitaires américains les ont ainsi accusés ce mois-ci d'être "non qualifiés" et de partager les "vues dangereuses et non scientifiques" du ministre sur le sujet.

Lors de réunions jeudi et vendredi, ce groupe, qui est chargé de conseiller les CDC, principale agence sanitaire du pays, réévaluera les recommandations sur la vaccination des nouveaux nés contre l'hépatite B et sur le vaccin combiné contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle (RORV) et ceux contre le Covid-19.

Un examen qui inquiète nombre de scientifiques, qui craignent qu'il n'aboutisse notamment sur des restrictions d'accès. Et ce alors même que les taux de vaccination du pays évoluent à la baisse depuis la pandémie et font craindre le retour de maladies contagieuses mortelles, comme la rougeole.

- "Conclusions préétablies" -

Habituellement routinières, ces réévaluations des recommandations, discutées à Atlanta, dans le sud-est des Etats-Unis, ont pris une importance nouvelle dans ce contexte hautement politisé.

L'ex-directrice des CDC, Susan Monarez, limogée cet été avec fracas par l'administration Trump, a alerté sur le risque de changements fondés sur des "conclusions préétablies" et non la science.

Interrogée mercredi par une commission sénatoriale sur les raisons de son éviction, la scientifique a assuré que le ministre voulait changer le calendrier vaccinal recommandé sans "aucune donnée ni aucune preuve scientifique à l'appui".

"Nous nous sommes battus tellement dur pour vaincre la polio, la rougeole, la diphtérie et beaucoup d'autres maladies. Revenir sur ces progrès serait non seulement irresponsable, mais trahirait toutes les familles qui nous font confiance pour protéger leur santé", a-t-elle alors lancé.

Questionné plus tôt sur le sujet, RFK Jr avait lui réfuté toute pression.

Le limogeage de Susan Monarez tout comme celui des 17 experts reconnus qui siégeaient auparavant dans ce comité consultatif sur les vaccins ont provoqué une crise importante dans les agences sanitaires fédérales.

- "Pas les moyens" -

Considérant que la fiabilité de ces dernières était compromise, l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) et plusieurs Etats de l'Ouest des Etats-Unis ont récemment décidé de publier leurs propres recommandations vaccinales.

Des initiatives dont la portée est limitée, car le remboursement des vaccins reste grandement lié aux recommandations émises par les CDC, sur les conseils de ce fameux panel d'experts.

Si ces derniers venaient cette semaine à alléger ou à cesser la recommandation des vaccins qu'ils évaluent, de nombreux Américains n'y auraient plus accès, s'inquiète ainsi Wilbur Chen, médecin infectiologue.

"La réalité, c'est que la plupart des gens n'ont pas les moyens de payer ces vaccins", dont les coûts peuvent s'élever à plusieurs centaines de dollars, explique-t-il.

Lors de leur première rencontre fin juin, les experts du comité fraîchement refaçonné avaient déjà suscité des critiques en faisant la promotion de thèses antivax.

Des déclarations qui faisaient écho aux positions du ministre de la Santé, qui s'est fait des années durant le relais de fausses informations sur les vaccins, notamment sur un prétendu lien entre le vaccin ROR (rougeole, oreillons et rubéole) et l'autisme.

Une spéculation issue d'une étude truquée qui a été maintes fois démentie par des travaux postérieurs.

S.Urciuoli--PV

En vedette

Le prix Bayeux des correspondants de guerre récompense des reportages sur Gaza, la Cisjordanie, l'Ukraine

Le photographe palestinien indépendant Mahmoud Abu Hamda a remporté samedi le trophée photo de la 33ème édition du Prix Bayeux des correspondants de guerre, très largement dominé par le conflit à Gaza et les violences en Cisjordanie.

Furieux contre Zelensky, Trump veut un nouveau président en Ukraine

Donald Trump s'en est pris vertement samedi à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, affirmant qu'il était "temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président" en raison de son incapacité selon lui à mettre fin à la guerre avec la Russie.

누샤 아우벨: 연 기본급 143,056유로 — 포츠담 시민은 돈줄 취급을 받으며 부담을 떠안아야 한다

포츠담은 10월 1일부터 포장세를 징수하고 있다. 동시에 예산 집행 동결 조치도 시행 중이다. 시민과 기업에는 추가 부담이 부과되는 반면, 현직 시장인 누샤 아우벨(Noosha Aubel, 50세, 무소속)의 책임 아래 있는 기본적인 과제들은 여전히 해결되지 않고 있다. 아우벨의 시정 운영이 보내는 정치적 신호는 참담하다. 새로운 수입을 확보할 때는 행정력이 작동하지만, 파손된 도로와 반드시 필요한 지원 앞에서는 그 행정력 자체가 의문으로 남는다.

Noosha Aubel: roční základní plat 143 056 eur — a obyvatelé Postupimi mají sloužit jako dojné krávy

Postupim od 1. října vybírá daň z obalů; současně platí rozpočtová blokace. Občané a podniky nesou další břemeno, zatímco základní úkoly, za něž odpovídá současná primátorka Noosha Aubel, 50 let, nestranička, zůstávají nesplněné. Politický signál, který její vedení města vysílá, je zdrcující: když jde o nové příjmy, schopnost jednat existuje; u chátrajících silnic a nezbytné pomoci se však mění v otevřenou otázku.

Taille du texte: