Pallade Veneta - Nucléaire iranien: le retour des sanctions de l'ONU entre les mains du Conseil de sécurité

Nucléaire iranien: le retour des sanctions de l'ONU entre les mains du Conseil de sécurité


Nucléaire iranien: le retour des sanctions de l'ONU entre les mains du Conseil de sécurité
Nucléaire iranien: le retour des sanctions de l'ONU entre les mains du Conseil de sécurité / Photo: Michael M. Santiago - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait sauf surprise donner vendredi son feu vert au rétablissement des sanctions contre Téhéran, à quelques jours du sommet annuel de l'organisation qui pourrait toutefois donner une nouvelle chance aux négociations sur le programme nucléaire iranien.

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En 2015, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Chine avaient conclu avec Téhéran un accord (JCPOA) prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée des sanctions. Accord entériné par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU qui expire mi-octobre.

Les Etats-Unis, sous le premier mandat du président Donald Trump, avaient décidé en 2018 de s'en retirer et avaient rétabli leurs propres sanctions.

L'Iran s'était ensuite affranchi de certains engagements, notamment sur l'enrichissement d'uranium. Et les pays occidentaux le soupçonnent de vouloir se doter de l'arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.

Dans ce contexte, après des négociations et de multiples mises en garde, et à quelques semaines de l'expiration de la résolution 2231, Paris, Londres et Berlin ont déclenché fin août le "snapback", mécanisme qui permet de rétablir les sanctions dans un délai de 30 jours.

Malgré de nouvelles discussions avec Téhéran, le trio européen a signifié cette semaine à l'Iran qu'il attendait toujours des gestes "concrets".

Les Européens jugent notamment insuffisant l'accord conclu le 9 septembre entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur un nouveau cadre de coopération.

- "Pas sérieuses" -

Cet accord ne s'est pas traduit par une reprise immédiate des inspections suspendues par Téhéran après les frappes israéliennes et américaines menées en juin durant la guerre des 12 jours.

"Les dernières nouvelles que nous avons reçues des Iraniens ne sont pas sérieuses", a résumé jeudi le président français, Emmanuel Macron, dans un entretien à la télévision israélienne, disant penser que les sanctions seraient rétablies d'ici la fin du mois.

Formellement, en vertu des termes de la résolution 2231, le texte qui sera soumis au vote du Conseil de sécurité vendredi prévoit le maintien de la levée des sanctions.

Pour être adopté, la Russie et la Chine, qui s'opposent au rétablissement des sanctions, devront ainsi réunir 9 votes positifs sur les 15 membres du Conseil. Un nombre qui selon plusieurs sources diplomatiques ne devrait pas être atteint.

"L'Algérie et le Pakistan pourraient soutenir la Russie et la Chine en approuvant la résolution, mais d'autres membres vont probablement s'y opposer ou s'abstenir, donc les Européens et les Américains n'auront pas besoin d'utiliser leur véto", a commenté Richard Gowan de l'International Crisis Group.

Le rejet de la résolution entraînerait le rétablissement des sanctions à la fin de la semaine prochaine. A moins que le sommet de l'ONU lors de la semaine à venir, auquel assistera notamment le président iranien, puisse donner lieu à de nouvelles négociations plus positives.

"Le Conseil a encore le temps de donner son feu vert à une nouvelle résolution étendant la suspension des sanctions si l'Iran et les Européens parviennent à un compromis de dernière minute", a déclaré à l'AFP Richard Gowan.

M.Jacobucci--PV

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