Pallade Veneta - Moyen-Orient: les marchés ont envie de croire aux derniers propos de Trump

Moyen-Orient: les marchés ont envie de croire aux derniers propos de Trump


Moyen-Orient: les marchés ont envie de croire aux derniers propos de Trump
Moyen-Orient: les marchés ont envie de croire aux derniers propos de Trump / Photo: Nicolas TUCAT - AFP

Les Bourses européennes ont commencé la journée de mercredi en forte hausse, voulant croire au dernier volte-face du président américain Donald Trump sur un retrait de la guerre d'Iran dans deux ou trois semaines.

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A Francfort, l'indice Dax progressait de 2,64% vers 07H30 GMT. A Paris, le CAC 40 n'était pas en reste (+2,26%) tout comme à Milan (+2,77%). Plus sensible aux majors pétrolières, Londres progressait plus calmement (+1,72%), sur fond de légère baisse du prix du baril.

"Le marché veut croire que Donald Trump est prêt à mettre fin à la guerre en Iran sous deux à trois semaines comme il l’a indiqué", selon des analystes de Natixis.

"Nous partirons très bientôt", a déclaré le président américain Donald Trump, avant une nouvelle allocution mercredi soir (jeudi 01H00 GMT).

Le président iranien Massoud Pezeshkian a réclamé pour sa part "les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l'agression".

"Il s'agit de la première déclaration concrète émanant d'Iran qui semble fiable", estime Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

"La clé reste toutefois l’ouverture durable du détroit d’Ormuz, ainsi que la vulnérabilité des infrastructures énergétiques de la région, y compris au-delà du pétrole et du gaz", ajoutent les analystes de Natixis.

A la différence de son allié Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois jugé que "la campagne n'est pas terminée".

Sur le terrain, le conflit continuait: explositions en Iran, pétrolier endommagé au large du Qatar.

La vague d'optimisme a aussi gagné l'Asie, particulièrement exposée à la flambée des prix de l'énergie en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz.

Au Japon, l'indice Nikkei a gagné 5,24%, et jusqu'à 8,44% pour le Kospi à Séoul en Corée du Sud.

La Bourse de New York avait aussi terminé en nette hausse mardi: Le Dow Jones a gagné 2,49%, l'indice Nasdaq s'est envolé de 3,83% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 2,91%.

Le Brent sous les 100 dollars

Les propos de Donald Trump ont aussi calmé le marché du pétrole et de la dette des Etats.

Référence mondiale du brut, le Brent de la mer du nord repassait en dessous des 100 dollars le baril pour la première fois depuis plusieurs semaines (99,14 dollars, -4,65%), au premier jour des nouveaux contrats de livraison en juin.

Son homologue américain du WTI reculait également à 97,25 dollars le baril (-4,07%).

"Les prix du pétrole brut restent élevés pour l’instant, et l’incertitude demeure quant à un possible regain d’escalade au Moyen-Orient", tempère Andreas Lipkow chez CMC Markets.

Même si les propos de Trump pouvaient donner un coup de pouce immédiat aux actions, "les perturbations dans le secteur de l’énergie se poursuivraient pendant plusieurs mois et devraient probablement peser à la fois sur l’inflation et sur la croissance économique", note Emma Wall, stratégiste en chef des investissement pour Hargreaves Lansdown.

Détente sur le marché obligataire

La détente se faisait également sentir sur le marché de la dette des Etats, plombé par les risques d'inflation qui préoccupent les créanciers.

Le taux d'intérêt des emprunts de l'Allemagne à dix ans repassait sous la barre des 3% pour la première fois depuis plusieurs jours (2,94%). Son équivalent français affichait un rendement de 3,62% sur dix ans, contre 3,72% la veille.

Les taux d'intérêts montent avec les risques d'inflation car les créanciers demandent des garanties face à l'érosion de la valeur de leur capital prêté.

A.dCosmo--PV

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