Pallade Veneta - L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge"

L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge"


L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge"
L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge" / Photo: HELMUT FOHRINGER - APA/AFP/Archives

L'ambassadeur iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Reza Najafi, a affirmé que son pays n'avait pas repris l'enrichissement nucléaire après les frappes israéliennes et américaines de juin 2025 contre certaines de ses installations nucléaires, dans un entretien avec l'AFP.

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"Nous n’avons pas relancé l'enrichissement, et c'était un mensonge, un très gros mensonge, comme les autres mensonges", a affirmé M. Najafi, interrogé sur les accusations américaines ayant mené au conflit actuel au Moyen-Orient.

La guerre de 12 jours en juin a vu Israël et les Etats-Unis lancer des frappes contre des installations nucléaires iraniennes clés, notamment Natanz.

"Ils ont dit que l'Iran voulait relancer son programme d'armes nucléaires, alors qu'il n'y a jamais eu de programme nucléaire en Iran, et cela a été confirmé à de nombreuses reprises par l'AIEA et même par les services de renseignement américains eux-mêmes", a affirmé M. Najafi.

Les puissances occidentales et Israël accusent depuis longtemps l'Iran de chercher à acquérir l'arme nucléaire, une accusation toujours démentie par Téhéran.

Selon l'AIEA, l'Iran est le seul pays sans armes nucléaires à enrichir de l'uranium à 60%, seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire.

Par ailleurs, l'ambassadeur iranien a dénoncé jeudi les attaques contre la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, comme "une violation manifeste du droit international, du droit international humanitaire".

"Même en temps de guerre, il est interdit de viser des installations utilisées par des civils, et une telle attaque serait un crime extrêmement grave, un crime contre l'humanité, un crime de guerre", a-t-il ajouté, soulignant qu'en cas de fuite radioactive, l'eau serait contaminée et la population devrait évacuer.

L'AIEA avait indiqué samedi que l'Iran lui avait rapporté trois attaques en dix jours contre cette centrale.

"Aucun dégât sur le réacteur actif et aucune émission de radiation n'ont été signalés, et les conditions de la centrale sont normales", avait ajouté sur X cette agence de l'ONU chargée de promouvoir l'usage pacifique de l'énergie nucléaire, citant des responsables iraniens.

L'AIEA a lancé plusieurs appels à "la retenue militaire, afin d'éviter tout risque d'accident" sur les sites nucléaires iraniens.

M. Najafi a estimé jeudi que c'était trop peu. "En ce qui concerne la réaction de l'AIEA, se contenter d’appeler au calme ne veut rien dire", a-t-il dit, ajoutant que "cela signifi(ait) l'inaction".

Z.Ottaviano--PV

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