Pallade Veneta - Le "plus important" est "une ouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz" (AIE)

Le "plus important" est "une ouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz" (AIE)


Le "plus important" est "une ouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz" (AIE)
Le "plus important" est "une ouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz" (AIE) / Photo: Yuichi YAMAZAKI - POOL/AFP/Archives

Le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol a plaidé mardi pour une "réouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz" afin de sortir de la crise énergétique mondiale, qui amène déjà les pays touchés à revoir leurs politiques.

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La réouverture "dès que possible" du détroit crucial pour le commerce de pétrole et de gaz est nécessaire pour que ces hydrocarbures "recommencent à circuler à destination de l'Asie et au-delà", a expliqué M. Birol pour sa première déclaration depuis l'annonce d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

Donald Trump a affirmé que le détroit d'Ormuz serait "complètement ouvert" vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre Téhéran et Washington, pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Celle-ci a provoqué une envolée des prix des hydrocarbures et une chute brutale de l'approvisionnement mondial.

C'est une "grande nouvelle pour l'économie mondiale et les marchés de l'énergie", a encore déclaré M. Birol, qui insiste régulièrement sur le fait que le blocage du détroit a entraîné la plus grave crise énergétique de l'histoire.

Ses conséquences vont perdurer, a-t-il estimé mardi, en présentant un rapport sur les perspectives énergétiques en Asie du sud-est.

"Même si nous revenons à des prix que le monde a connu auparavant, cette crise a entraîné des ondes de choc sur le secteur énergétique mondial". Elle "amènera, amène déjà les pays à revoir leur politique énergétique, leur stratégie, leurs options ou leurs partenaires".

A l'avenir, les pays "ne vont pas considérer uniquement la question de savoir quelle est l'option la plus économique", a encore estimé M. Birol. "Peut-être que le facteur le plus déterminant sera de savoir quelle est l'option la plus sûre pour le pays, l'économie, la population". "La confiance est un facteur clé dans le secteur de l'énergie désormais".

Fin mai, M. Birol avait averti que le marché pétrolier pourrait entrer dans une "zone rouge", avec une pénurie d'offre en "juillet ou en août", en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient.

L'AIE estimait que la paralysie du trafic dans le détroit d'Ormuz liée à la guerre au Moyen-Orient a déjà fait perdre plus d'un milliard de barils d'exportations en provenance des producteurs du Golfe, soit une perte pour le marché d'environ 14 millions de barils par jour.

L.Bufalini--PV

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