Pallade Veneta - Le G7 "uni" pour faire monter la pression sur la Russie

Le G7 "uni" pour faire monter la pression sur la Russie


Le G7 "uni" pour faire monter la pression sur la Russie

Les dirigeants du G7, Donald Trump en tête, ont affiché leur volonté mardi lors d'un sommet à Evian d'intensifier la pression sur la Russie via des sanctions pour arrêter la guerre en Ukraine.

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L'annonce la plus attendue est venue du président américain, qui a annoncé rétablir certaines sanctions pesant sur le pétrole russe, un temps suspendues pour contrer la flambée des cours du brut occasionnée par le conflit contre l'Iran.

"Nous allons pouvoir le faire parce que le pétrole coule à flot désormais", a-t-il lancé en référence à la conclusion dimanche d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz.

"Nous avions suspendu des sanctions parce que nous ne voulions évidemment pas pénaliser les Etats-Unis", mais "nous serons bientôt en mesure" de les réintroduire, a-t-il assuré. Les exportations d'hydrocarbures constituent la principale source de financement de l'effort de guerre russe depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.

Donald Trump, qui était totalement absorbé par le conflit en Iran ces dernières semaines, a aussi promis de "tout faire" pour aider à mettre fin à la guerre en Ukraine. Les négociations de paix sous médiation américaine sont totalement enlisées depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février.

Autant de déclarations accueillies avec soulagement par ses pairs à Evian, alors que le président américain s'est souvent montré plus à l'écoute du Russe Vladimir Poutine que de l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, qu'il avait accueilli avec une rudesse sans pareille en février 2025 dans le Bureau Ovale.

- Zelensky félicité -

Les dirigeants du G7 sont "unis", "ils font le constat qu'il y a une dynamique sur le terrain" en faveur de l'Ukraine et sont d'accord pour "augmenter la pression" sur la Russie et livrer plus de moyens de défense antiaérienne à Kiev, avait esquissé auparavant une source diplomatique française.

Signe de sa bonne disposition, Donald Trump a aussi rencontré une vingtaine de minutes en aparté le président ukrainien et devait le voir de nouveau dans l'après-midi. Leur dernière rencontre remontait à fin décembre aux Etats-Unis.

Le président américain l'a félicité pour la "performance" de l'armée ukrainienne sur le terrain et reconnu que la "dynamique" était ukrainienne, selon un participant.

Volodymyr Zelensky a par ailleurs montré à ses homologues des photos de la cathédrale de la Dormition à Kiev et du célèbre monastère orthodoxe de la Laure des Grottes l'entourant, endommagés lors d'une attaque russe la veille.

"C'est formidable que tout le monde comprenne que la Russie ne va pas gagner et que nous devons pressuriser Poutine pour qu'il mette un terme à cette guerre", a déclaré le président ukrainien, qu'Emmanuel Macron a invité à rester jusqu’à la fin du sommet mercredi.

Multipliant les marques d'attention, le président français est allé à sa rencontre à son arrivée à l'hôtel Royal, sur les bords du Lac Léman, où se tenait cette année la grand-messe de ce club de grandes puissances industrialisées - Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.

- "Versailles, c'est du lourd" -

Un geste qu'il n'avait pas fait la veille pour Donald Trump, contrairement à ce qu'annonçait le programme officiel. Les deux dirigeants ont longuement cheminé et conversé dans les jardins de l'hôtel, sous l'oeil des caméras.

Mais le président américain aura lui les honneurs du château de Versailles mercredi pour un dîner. "Et Versailles, c'est pas du plaqué or, c'est du lourd", s'est-il félicité.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a aussi annoncé que le Royaume-Uni allait fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie.

Le chef du gouvernement canadien a fait de même avec des sanctions visant la flotte fantôme de pétroliers au service de la Russie, ses revenus énergétiques, son secteur de l'industrie de la défense et les acteurs de la désinformation.

Et Friedrich Merz a offert un maillot de football allemand floqué à son nom au président américain, deux jours après son anniversaire.

Pour l'heure, Vladimir Poutine s'est montré sourd à chaque proposition de rencontre venue du président ukrainien. Volodymyr Zelensky a encore suggéré lundi une telle rencontre, cette fois aux Etats-Unis, assurant en avoir parlé avec Donald Trump.

"L'objectif reste de favoriser un dialogue direct entre Zelensky et Poutine, mais il revient à Moscou de donner ces signaux concrets de volonté de paix qui ont totalement fait défaut jusqu’à présent", a commenté une source italienne.

Les dirigeants du G7 ont déjeuné avec leurs homologues d'Egypte, du Qatar et des Emirats arabes unis sur la situation au Moyen-Orient, au sortir de plus de trois mois de conflit déclenché par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Avant de rencontrer leurs homologues du Brésil, d'Inde, de Corée du sud, du Kenya et d'Egypte pour des échanges sur l'aide internationale.

Dt-fff-vl-mla-aue/thm

H.Ercolani--PV

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