Pallade Veneta - Les efforts de l'État contre la pollution de l'air ont "porté leurs fruits", estime le Conseil d'État

Les efforts de l'État contre la pollution de l'air ont "porté leurs fruits", estime le Conseil d'État


Les efforts de l'État contre la pollution de l'air ont "porté leurs fruits", estime le Conseil d'État
Les efforts de l'État contre la pollution de l'air ont "porté leurs fruits", estime le Conseil d'État / Photo: GERARD JULIEN - AFP/Archives

L’État, condamné à plusieurs reprises depuis 2017 pour ses manquements sur la pollution de l'air, a échappé vendredi à une nouvelle astreinte financière que réclamaient des associations environnementales, le Conseil d’État estimant que les "mesures prises (...) ont porté leurs fruits".

Taille du texte:

"Plus aucune zone ne dépasse les seuils de pollution aux particules fines (PM10) et le seuil de pollution au dioxyde d'azote (NO2) est quasiment respecté à Lyon et proche de l'être à Paris", écrit dans un communiqué le Conseil d’État.

La plus haute juridiction administrative française conclut que "l'État a mis en place les actions nécessaires pour améliorer la qualité de l'air en France" et a donc "exécuté sa décision de justice de 2017 dans sa totalité".

En juillet 2017, le Conseil, saisi par Les Amis de la Terre et plusieurs autres ONG, avait enjoint l’État de mettre en œuvre des plans de réduction des niveaux de PM10 (particules fines de moins de 10 microns) et de dioxyde d'azote (NO2, notamment associé au trafic routier) dans treize zones de métropole.

Jugeant les efforts de l’État insuffisants, les magistrats l'avaient condamné en 2021 et 2022 à payer trois astreintes de dix millions d'euros par semestre de non-respect de son jugement. Une nouvelle condamnation était intervenue en 2023 à verser deux astreintes, réduites à 5 millions par semestre car seules les agglomérations lyonnaise et parisienne étaient encore défaillantes.

À Lyon, "seule une station de mesure a présenté une concentration" de dioxyde d'azote "en dépassement, s'établissant à 44 μg/m3 en 2023, mais celle-ci devrait respecter le seuil de 40 μg/m3 en 2024", note le Conseil d’État.

"Si les concentrations relevées ne permettent pas, par elles-mêmes, de regarder la situation comme consolidée de façon certaine, l'État justifie que les mesures prises permettront d'assurer dorénavant le respect des seuils dans l'agglomération lyonnaise", résume le communiqué.

Concernant Paris, "trois stations de mesures sont encore en situation de dépassement en 2024" pour le NO2, "deux devraient l’être encore en 2025 et plus aucune en 2026", note encore le Conseil.

Malgré ces dépassements, le Conseil d’État estime que sa décision de 2017 est respectée car des mesures "précises et ayant vocation à prolonger la dynamique de réduction" dans la région parisienne ont été prises. Notamment la restriction de circulations depuis le 1er janvier des véhicules Crit’Air 3 et l'adoption en janvier du 4e plan de protection de l’atmosphère d'Île-de-France, qui prévoit des baisses de vitesses maximales sur certains axes.

O.Merendino--PV

En vedette

"Arracher, implanter, facturer!": un dentiste condamné à six ans pour des mutilations

Un ex-dentiste de 61 ans a été condamné jeudi à six années de prison ferme pour avoir pratiqué des opérations médicalement injustifiées et bâclées ayant mutilé des dizaines de ses patients en Lozère et avoir escroqué massivement la sécurité sociale.

Comment une ancienne épidémie d'hantavirus peut éclairer la transmission de la souche Andes

Le sexagénaire, en dépit d'un début de fièvre, s'était rendu à une fête d’anniversaire dans le village d’Epuyen, dans le sud-ouest argentin. La façon dont a démarré la dernière épidémie de la souche Andes d'hantavirus, en 2018, pourrait éclairer la flambée survenue sur un bateau de croisière.

Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai

Le cannabidiol, plus communément appelé CBD, à usage alimentaire (huiles, tisanes, bonbons), sera interdit à partir du 15 mai, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) ayant décidé d'appliquer la règlementation européenne en la matière, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources.

Hantavirus: d'autres cas "possibles" selon l'OMS mais risque "limité", le bateau attendu aux Canaries

D'autres cas d'hantavirus sont "possibles", a indiqué jeudi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), mais le foyer de la maladie qui a tué trois passagers d'un navire dans l'Atlantique devait rester "limité" si les mesures de santé publique sont mises en oeuvre.

Taille du texte: