Pallade Veneta - Les agriculteurs bio dénoncent un "hold-up" sur leurs aides

Les agriculteurs bio dénoncent un "hold-up" sur leurs aides


Les agriculteurs bio dénoncent un "hold-up" sur leurs aides
Les agriculteurs bio dénoncent un "hold-up" sur leurs aides / Photo: Philippe LOPEZ - AFP/Archives

La Fédération nationale d'agriculture biologique a déploré mardi un "hold-up", après l'annonce par le gouvernement de la réaffectation à des mesures sans lien avec l'agriculture biologique de plus de la moitié du reliquat d'aides européennes à l'origine prévues pour la conversion au bio.

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Cette décision "signe le pas d'un désengagement sans précédent de l’État dans son soutien à l'agriculture biologique", estime la FNAB, dont les représentants ont quitté la réunion du Conseil supérieur d'orientation du ministère de l'Agriculture après que la ministre Annie Genevard a fait cette annonce.

Le ministère, interrogé sur le détail de ses arbitrages, n'a pas répondu dans l'immédiat.

Dans le cadre de la PAC 2023-2027, 340 millions d'euros annuels devaient en moyenne être mobilisés pour la conversion à l'agriculture biologique en France. Mais sur 2023 et 2024, 257 millions de reliquats ont été accumulés, les conversions ayant été moins importantes que prévu.

Selon l'arbitrage annoncé par Annie Genevard, 96 millions de reliquat seront reversés sous forme d'aide au maintien de la bio (soit 110 euros annuels par an et par hectare au lieu de 92) et 12 millions, à un programme de modernisation des outils de la filière laitière bio, ont indiqué à l'AFP des participants à la réunion.

Le reste du reliquat sera ventilé indépendamment du mode de production: 55 millions à de jeunes agriculteurs, 15 millions à la filière ovine, 15 millions à celle du blé dur, 33 millions à discrétion des régions, 34 millions à l'investissement et notamment aux infrastructures liées à l'eau. Pour les jeunes, l'aide au revenu passera de 4.400 à 5.300 euros par an en 2026 et 2027, avait déjà indiqué la ministre début juin.

Pour la FNAB, "au lieu de rééquilibrer le soutien entre conversion et maintien du bio, comme le font la plupart des pays européens", "la ministre a fait son choix et ce choix sera délétère pour la bio", mode de production sans pesticides et engrais de synthèse, aujourd'hui en crise.

Présent mardi à la réunion avec les représentants du monde agricole, Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, a de son côté salué ces choix car, selon lui, "la situation nécessite effectivement d'accompagner les agriculteurs en agriculture biologique mais (...) au rythme où le marché progresse".

L'agriculture biologique représente à ce stade 10,1% des surfaces agricoles, mais la loi fixe un objectif de 21% d'ici 2030 (l'UE visant 25%).

Z.Ottaviano--PV

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